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VOICI QUELQUES COURTS EXTRAITS DE QUELQUES CHAPITRES :

Chapitre 1 - La violence, qu'est-ce que c'est?

"... certains chercheurs affirment que la violence est un phénomène essentiellement subjectif (Debarbieux, 1990). Surtout qu'à la souffrance psychologique individuelle nous pouvons, dans le même ordre d'idée, associer la souffrance sociale collective. Ainsi l'inacceptation, le caractère insupportable de certaines conduites (hors norme, hors conformité) de quelques uns des membres d’une collectivité, peut entraîner chez les autres la conviction d'être violentés (cf. Michaud, 1986 ; Debarbieux, op. cit.). Nous aurons à nous demander ultérieurement si accuser de violence, dans cette acception, constitue une réelle victimation ou ne relève que du jugement de valeur (une évaluation en référence à des normes et/ou à des principes éthiques).
Nous pouvons d’ailleurs nous demander si, de nos jours, c’est véritablement la violence qui s'accroît ou si c’est l’impression d’être moins à l’abri.  ..."
(p.7)

Chapitre 2 - Est-il utile de découvrir ce que cachent les actes violents?

"... Il est de commune croyance que connaître les causes aide à trouver des solutions. En tout cas c'est cela qui justifie de faire des analyses et de poser des diagnostics.
En quoi est-ce vraiment utile de déterminer cela ?
En premier lieu, la personne qui a posé un acte violent est celle qui est désignée coupable, qui sera condamnée, qui devra payer et réparer le préjudice.
En second lieu, la personne qui a été violentée est celle qui obtiendra réparation du préjudice subi, c'est celle qui sera désignée victime.
A qui cela sert-il donc de penser ainsi ? Aux juges et aux évaluateurs évidemment... pour faire légitimement œuvre de justice et de sélection.
Mais les choses ne sont pas aussi simples. En amont de la personne déclarée coupable il y a une origine à sa façon d'être, elle est ainsi parce que quelqu'un ou quelque chose auparavant l’a déterminé. Ainsi la personne coupable est-elle en même temps victime, non responsable de ce qu'elle est et donc de ce qu'elle a fait.
Alors, le juge, jugera-t-il cette personne coupable ou non, responsable ou non ? à quoi la condamnera-t-il ? Quand de surcroît elle est mineure ? Sera-t-elle coupable d'avoir fait ? Sera-t-elle irresponsable d'avoir été ? ..." (pp.17-18)

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